Tour de la Vierge (Bakou)
Une mystérieuse tour de pierre du XIIe siècle ou plus ancienne, symbole national de l’Azerbaïdjan, qui domine la vieille ville de Bakou.
À propos
La tour de la Vierge est une épaisse tour ronde en pierre d’environ 30 mètres de haut, intégrée à l’ancien rempart près du rivage de la Caspienne. Sa forme singulière, avec un contrefort arrondi d’un côté, intrigue les visiteurs depuis des siècles, et personne ne s’accorde sur son usage : tour de guet, temple ou forteresse ont tous été proposés.
À l’intérieur, un escalier étroit monte à travers les étages, qui abritent aujourd’hui un petit musée. De la terrasse du sommet, on voit le dédale de la vieille ville, les Flame Towers et la baie. C’est l’un des endroits les plus photographiés de Bakou, surtout au coucher du soleil.
Histoire
La tour est généralement datée du XIIe siècle, mais une partie de la maçonnerie pourrait être plus ancienne, et certains chercheurs défendent une origine bien antérieure. Son nom est lié à plusieurs légendes, dont la plus connue raconte qu’une jeune femme monta au sommet et se jeta à la mer plutôt que d’épouser quelqu’un contre son gré. La tour se dresse dans les murs de la vieille ville, reconstruits et agrandis sous les Chirvanchahs au Moyen Âge. Au XIXe siècle, elle servit de phare, et à l’époque soviétique elle fut ouverte comme musée. Avec le palais des Chirvanchahs, elle a été inscrite par l’UNESCO en 2000 sous le nom de Cité fortifiée de Bakou. En 2003, le site a été placé sur la liste du patrimoine en péril après un séisme et des réparations maladroites, puis retiré de cette liste en 2009 une fois la restauration achevée.
Patrimoine mondial de l'UNESCO: Inscrit en 2000.