Temple de Garni
Un temple gréco-romain du Ier siècle au bord d’une gorge, le seul temple païen de ce type encore debout dans l’ex-Union soviétique.
À propos
Le temple se dresse sur une falaise au-dessus de la gorge de l’Azat, petit édifice élégant de basalte gris avec une colonnade de fines colonnes ioniques et une frise décorée. On dirait un monument de la Grèce ou de la Rome antiques, au milieu des collines arméniennes.
À côté se trouvent les vestiges d’une forteresse royale et de bains d’époque romaine au sol de mosaïque. À peu de distance, la Symphonie des pierres est une paroi de canyon faite de hautes colonnes de basalte en forme de tuyaux d’orgue, à voir de préférence depuis le fond de la gorge.
Histoire
Le temple aurait été bâti au Ier siècle apr. J.-C., probablement sous le roi Tiridate Ier, dans le cadre d’une résidence royale d’été fortifiée, et il était sans doute dédié au dieu-soleil Mihr, version arménienne de Mithra, bien que ce point soit encore débattu. Quand l’Arménie adopta le christianisme au début du IVe siècle, les temples païens furent fermés ou détruits, mais Garni a pu survivre parce qu’il servait de résidence royale d’été. Un séisme en 1679 fit s’écrouler l’édifice, et ses pierres restèrent dispersées près de trois siècles. Dans les années 1960 et 1970, archéologues et architectes soviétiques l’ont reconstruit à partir des blocs d’origine, par anastylose, d’où son aspect si complet aujourd’hui. Les bains de style romain voisins, avec une mosaïque du IIIe siècle de créatures marines et des inscriptions grecques, montrent à quel point le monde hellénistique influença le royaume.